jeudi 2 juin 2016

Le refus de la Matrice

Quand tous mes amis m'ont laissé tomber,
Quand j'ai tenté de méditer,
Quelques verbes improvisés...

Il n'y avait que ta main à saisir.
Si loin dans l'avenir.
Je pouvais espérer quelque chose,
Arranger quelques proses.

Je ne souriais même plus de ce beau Spleen.
Il n'y avait que tristesse et abîme.
Comment aurais-je pu vivre encore ?
N'espérer délivrance que par la mort.

Et voilà les belles rimes.

Qui nous donnent ivresse autant que sagesse.
Alors j'ai tenté d'envoyer des bouteilles à l'amer.
Un peu d'esthétique prouesse pour une belle noblesse,
Qui me plie bien à terre.

Aujourd'hui, j'ai chuté.
Demain serai-je relevé ?
Y doit-on voir à tes côtés,
L'évidence des âmes blessées ?

Si poète, je vis en tant que tel,
Maudis moi. Aime toi rebelle.
Car jamais je ne suivrai le chemin destiné.
La matrice refuse les cœurs blessés.