samedi 28 avril 2018

L'Ambroisie refusée d'Athena

Je ne sais te dire comme j'aime ou sème...
Tes yeux verts venant d'Athena.
Voulant saisir ta peau blême de ce carême...
Et la porter au sein de Moria.

Qu'elle réchauffe ton coeur, car tu peux tout me dire.
Moi aussi, mes malheurs ont tué mes rires.
Et de ces ruines de temples, que je ne compte plus...
Je désire que tu contemples ce qui est disparu.

Toi. Comme moi.
Dans les abysses. Les enfers... Même les limbes,
J'ai entendu tes prières et y espère l'Olympe. Humble.

Toi. Comme moi.
Belle de ton âme, et sans brûler nos flammes,
De nos amours déçus. Sans pourtant être vaincus.

Ainsi aigles, nous devenons phoenix d'un labyrinthe,
Où Minotaure faible comme nous, écoutera nos plaintes.

Que puis-je espérer de tes silences ?
Amitié, compréhension et carences.
Oui. Carences qui te brisent le corps.
C'est tout cela qui crée nos remords.

D'une vie renouvelée. D'une vie assaisonnée...
D'appétit, tendre amie. Et croquer la vie.
Comme la pomme interdite,
Tu refuses l'homme, tu es maudite ?

Tu ne saisis point le bonheur de dévorer ce qui t'entoure.
Alors arme toi de tout ce qu'il y a en amour, en velours.

Le plus pur en Ambroisie.
Et toi, présente dans ma vie.