dimanche 8 juillet 2018

La Muse aux Sensations

Peur de te perdre, ange profane,
Coeur sombre en filigrane,

Sur beauté égérie,
Des plaisirs quittant ivresse pour envies.
Désirs en coloris,
Palette de cuir tout en finesse sur fond de cris,

Des bacchantes que l'on entend de notre lit,
De notre nid... Ruines coquines en émotions.
Peau étoilée de sensations.
Oubliant ainsi, mutines et trahisons.

Portant mon âme en soulageant nos rimes,
Quittant infames, plongé dans mes abîmes...

Ainsi ai-je peur de perdre, fleurs qui fânent.
Décoration de temples, ombres qui stagnent.
Alentours et entrainant chute,
En caresse de pertes, ailes qui luttent.

Tempête chamarée sous tourbillon obscur.
Cognant tête contre les murs...
Spleen de vibrations amaré à tes tournures,
Qui baument l'union malgré tortures,

Du passé.

Long chemin, pourtant au pas pressé.
Voyage du temps en ton écrin,
Vies antérieures sans fin en légèreté.
Quête des champs de bonheur sereins,

Chants et envolées.

Fusion des corps enlacés,
Douces paroles et baisers...

Me voilà rassuré ma tendre aimée,
Mais non apprivoisé.

Or je sais que je mords à ton cou,
Que je dessine toutes tes lèvres,
Entrainant cette bataille fiévreuse, que j'en crève !
Nos corps du crépuscule à l'aurore. Que l'on se lève,
Sur ta lumière éclairant mes nuits floues.

Plongeant en ton regard souriant,
Accompagnant tes sourires de diamants,
Et le dernier souffle des amants.